Lorsque l'inspiration me vient d'une personne
je me demande bien si je dois partager mes mots,
ceux là même dictés d'un
sourire.
Un sourire qui se faufile et se dépose sur
mon coeur
comme pour le sauver de la sécheresse.
Ces mots là m'affaiblissent autant qu'ils me nourissent.
Ils profitent d'un creux vague pour me remplir
de rêveries.
Ils me viennent d'un regard autre que celui qui par son amour
aujourd'hui nourrit mon corps et mon âme de douceur
et de légèreté.
Je récupère ce sourire intrigant méconnu
au croisement d'un trottoir.
Je le garde un instant, je m'amuse de lui puis je le cache,
je l'oubli, je le cherche et parfois je le fuis, je l'évite,
je m'épuise.
Il revient l'air de rien, frappe mon coeur d'un coup sec,
trouve sa place réservée, détourne la raison
du bon sens,
le temps à mon souffle de reprendre la maitrise
d'un air juste inspiré d'une voix
monotone.